À quoi s’attendre dans les prochaines années ?
Si, à ce jour, aucune demande officielle nouvelle n’a encore abouti à l’échelle nationale, le mouvement est amorcé. Différentes fédérations et groupements — notamment en Wallonie — constituent des groupes de réflexion, épaulés par des spécialistes de l’agronomie, des œnologues et des représentants de l’administration. Les premiers dossiers pourraient voir le jour dans un horizon de 3 à 5 ans.
En attendant, l’aventure des IGP sert souvent de passage préalable. Elle permet d’affirmer une singularité tout en préparant le terrain à une exigence d’AOP plus affirmée, une fois l’expérience et le savoir-faire acquis.
Pour les amateurs, cela signifie surveiller les sorties de nouveaux vins, participer aux dégustations organisées dans les régions émergentes, et peut-être bientôt, trinquer « AOP Sambre-et-Meuse » ou « AOP Entre-Sambre-et-Meuse », qui sait...
Le chemin est ambitieux, parfois semé d’embûches, mais la volonté collective laisse espérer que de nouvelles AOP viendront bientôt enrichir la mosaïque viticole de la Belgique, soulignant à la fois son dynamisme, sa diversité et son goût pour l’innovation.
Pour suivre ces évolutions et déguster les futurs fleurons des terroirs belges, rien de tel que de s’intéresser de près aux domaines, de dialoguer avec les vignerons, et, pourquoi pas, de s’impliquer dans la vie locale des futurs grands crus belges.